JOURNAL 78

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Publié le vendredi 31 juillet 2020 à 11h28

JOURNAL 78 … Jamais le ciel n’avait été ainsi étoilé, l’immensité aussi palpable. Eblouissement nocturne, jubilation. Puis, vaguement d’abord, un doute s’installe à propos d’un curieux amas lumineux. Trouble. Comme un voile, un poudroiement qui s’élève, vertical. Le regard le quitte, vagabonde, mais irrésistiblement y revient, insiste. A la base une étoile énorme, mais pâle. Facétie des yeux ? Pourtant non, nous sommes deux à voir l’aberration spatiale. Vient vite l’évidence : une comète, mais géante à griffer ainsi la nuit morvandelle.

        Ce n’est que le lendemain matin, courant aux renseignements, que j’apprends que nous venons de faire connaissance avec néowise, et que les derniers humains à l’avoir vue vivaient du temps où l’on s’acharnait à dresser des mégalithes sur la façade occidentale de notre continent.

            L’infini venait de s’agrandir.

            Une semaine après, un matin de marche dans la « montagne » de Gueunand à laquelle s’adosse le Bas du Riaux. Bruissements et craquements de branches. Un buisson tout proche s’agite. Calmement s’arrêter, respirer immobiles. Pas de doute, un chevreuil est là, à se frotter ou manger l’écorce d’une charmille. De longues minutes nous restons sans qu’il détecte notre présence. Et puis quelques pas. Nous nous attendons à une fuite éclair, mais tonne, assourdissant, l’aboiement rauque que nous connaissons bien à l’entendre souvent venant de loin dans la forêt au-dessus de la maison.

            Mais là, tout près, insistant, c’est un vacarme qui fige, entre la fascination et la crainte. Un deuxième le rejoint, tout aussi proche. Ils nous engueulent ou donnent l’alarme ? où les deux ? Nous osons quelques pas, et c’est nous qui fuyons sous leurs imprécations.

          Retour de deux êtres sonnés, mais dans le même émerveillement que lors de la rencontre avec la comète. Rien de grandiose, mais une plénitude sauvage qui s’apparente à la rencontre avec une œuvre d’art. Sérénité et bouleversement, ouverture à un monde qui nous dépasse et nous déplace.

 

            C’est dans le temps de ces deux rencontres que je terminais 4 nouvelles « sculptures » après les « Trois Grâces » du mois de mai (images 3 et 4). Ce retour à la sculpture/peinture – ou la peinture/sculpture – semble ouvrir une nouvelle phase de travail. A suivre !

En attendant les semaines qui viennent vont être consacrées à la préparation de l’exposition en duo avec les mosaïques d’Andrée DUMAS.

Andrée est une amie de longue date, et complice de belles aventures artistiques. C’est en 2000, après une carrière d’enseignante et de conseillère pédagogique en arts plastiques, qu’elle découvre la mosaïque avec l’association « M comme mosaïque » qui se poursuit maintenant avec la « Maison de la mosaïque », faisant de Paray le Monial un des grands centres européens d’un art redevenu contemporain. Stages, ateliers, expositions, c’est déjà 20 ans de vie riche qui a amené Andrée Dumas à passer de bénévole et stagiaire à animatrice d’ateliers … et remarquable mosaïste elle-même.

L’exposition à l’Etable présentera une douzaine de ses mosaïques (images 1 et 2), avec lesquelles je ferai dialoguer des œuvres diverses dont les dernières sculptures évoquées plus haut.

 

EXPOSITION : EN DUO, Andrée DUMAS / Jean Paul LONGIN

Du 20 août au 6 septembre. Du jeudi au dimanche, de 15h à 19h

Visite possible aussi sur RV à d’autres moments. Tél : 0642440121

      L’ETABLE

      Bas du Riaux, 64 route de Mesvres – 71190 BRION

      Hameau de Gueunand sur la D 46 entre Mesvres et Autun

 

     Et le 10 septembre à 20h30 au Moulin de Chazeu à LAIZY (71190)

     CONFERENCE « Van Gogh, homme de lettres »

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